Qu'est-ce qu'un vrai Bilan Carbone ?

Qu'est-ce qu'un vrai Bilan Carbone ?

Vous souhaitez faire un Bilan Carbone ? Voici comment différentier un "vrai" Bilan Carbone d'un Bilan GES à faible valeur...

28/9/2020

1. Quelles émissions inclure dans le Bilan Carbone d’une entreprise ?

Cette question se décline en 2 volets :
a) Les gaz à effet de serre comptabilisés
b) Le périmètre (« scope ») des actions comptabilisées

Le premier volet est très simple : 6 gaz à effet de serre sont pris en compte (CO2, N2O, CH4, SF6, HFCs et PFCs). Ces gaz sont convertis en équivalent CO2 afin d’avoir une unité de mesure universelle (de la même façon qu’on consoliderait des $ en €).

Le périmètre des actions comptabilisées est bien plus controversé !

Un Bilan Carbone® recense toutes les émissions directes ou indirectes liées à l’activité d’une entreprise, ce que les « spécialistes » distinguent en 3 scopes :
- Scope 1 - Émissions directes énergétiques : Consommation en propre de carburants, gaz, fluide frigorigène, …)
- Scope 2 - Émissions indirectes énergétiques : Consommation électrique en propre. Cette émission est indirecte car c’est la production d’électricité qui a généré des émissions de gaz à effet de serre et non pas sa consommation.
- Scope 3 : Autres émissions liées aux services ou produits vendus, provenant notamment des fournisseurs (émissions liées à la fabrication et au transport des produits achetés) et des clients (émissions liées à l’utilisation des produits vendus et leur fin de vie).

Pour la majeure partie des entreprises, 70-90% des émissions proviennent du scope 3. D’où l’importance de distinguer un « vrai » Bilan Carbone® qui intègre ce scope 3 d’un simple Bilan GES (Gaz à Effet de Serre) qui n’intègre que les scopes 1 et 2.


2. Quel périmètre est exigé par les différents organismes nationaux et internationaux ?

À ce jour, en France, seul le bilan GES (sans scope 3) est obligatoire pour les entreprises de plus de 500 salariés mais la législation est en train d'évoluer. La Convention Citoyenne pour le Climat propose ainsi plusieurs mesures pour renforcer l’utilité du Bilan Carbone :
a) Obligation annuelle (vs tous les 4 ans aujourd’hui)
b) Extension au scope 3 (rendre donc obligatoire un Bilan Carbone® vs Bilan GES)
c) Conditionnement des aides publiques à l’évolution positive du bilan carbone
d) Extension à l’ensemble des entreprises de plus de 50 salariés (avec mesures d’accompagnement)

Au niveau international, le Bilan Carbone® complet défini par la France (à travers la méthodologie ABC) est « mieux disant » que les méthodologies internationales de référence.

Qui peut le plus peut le moins. Une entreprise ayant réalisé un Bilan Carbone® doit donc pouvoir extraire ses reporting carbone sous tous les formats : GHG Protocol, CDP, ISO 14069. Traace propose cette extraction directement dans l’outil, sans nouvelle collecte de données.


3. Comment sont calculées les émissions de gaz à effet de serre ?

Pour chacun des postes d’émission, l’équivalent CO2 (l’unité de mesure officielle) est calculé en multipliant une donnée brute opérationnelle par un facteur d’émission directement associé.

Par exemple pour calculer les émissions liées à la consommation électrique en propre on pourra multiplier une donnée brute « nombre de kWh d’électricité consommée » par un facteur d’émission « poids de CO2 émis pour 1kwH d’électricité ».

Il convient cependant d’adapter la granularité de la donnée brute et du facteur d’émission à l’importance du poste d’émission. Dans notre exemple il sera plus intéressant de multiplier le « nombre de kWh par source d’électricité » par le facteur d’émission associé à chacune de ces sources d’électricité (nucléaire, gaz, charbon, photovoltaïque, …)

Cette granularité est essentielle pour disposer de leviers actionnables qui se refléteront dans l’empreinte carbone future de l’entreprise (ex : augmenter la part d’électricité provenant de sources peu émettrices) et définir avec pragmatisme les données à collecter.

Les méthodes étant aujourd’hui multiples il y a urgence à imposer à la comptabilité carbone des exigences comparables à la comptabilité financière. Traace anticipe et applique ainsi à ses bilans carbones les grands principes d’une comptabilité carbone fiable et sincère : exhaustivité du périmètre (pas de demi-mesure), continuité des méthodes (évolutions uniquement pour apporter de la précision), non-compensation (émissions induites, évitées et financées identifiées de façon très claire).


4. Le Bilan Carbone c’est simplement un exercice de mesure ?

Un Bilan Carbone® doit au minimum produire 2 livrables :

i) La mesure de l’empreinte carbone de l’entreprise

Il s’agit de l’exercice de comptabilité des émissions, divisées en postes significatifs. Le plus souvent ces chiffres s’accompagnent de ratios adaptés à l’activité et à la taille de l’entreprise – indispensable pour décorréler l’évolution de l’empreinte carbone de la croissance de l’entreprise.

ii) Un plan de réduction des émissions induites par l’activité de l’entreprise

D’où l’importance d’avoir des informations suffisamment précises sur les blocs qui comptent afin de définir des leviers actionnables dont on va pouvoir mesurer les résultats. Ces leviers doivent ensuite être pilotés par des responsables pour s’assurer de leur mise en œuvre.

Traace met à disposition des « experts on demand » pour trouver à chaque exercice de nouveaux leviers de réduction des émissions induites afin d’atteindre les objectifs fixés par l’entreprise. Plus d’infos sur ce sujet dans notre article dédié.

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